« La brume a remplacé le coton. Le doux cocon est devenu
un frais trouble. Un néant qui prend place à chaque instant. Un calme trop plat, malgré les abus de Téquila. Il n’y a plus de demain, plus de maintenant. Tu vis sans relâche, & tout
perd son sens. Ce brouillard s’installe, prend racine. Tu vis dans le doute. & c’est ce doute qui t’enivre, tandis que tu perds le contrôle. »
La route que tu as prise est étroite et ta moto roule beaucoup trop vite.
La route que tu as prise, je n’en vois plus la fin.
Il pleuvait, c'était un mardi.
Notre jour, celui où tu es née, celui où j'ai respiré. Il pleuvait, il grondait, et tu courais. Emportée par la foule et la folie des Champs Elysées trempés, je te suivais. A
l'aveugle, au contact de la chaleur de ta main. Tu riais, de ces gens affolés par le vent qui renversait les tables et par les ces gouttes tombant par milliers à chaque seconde.
Tu riais, et je riais avec toi. C'est à ce moment là que j'ai compris le bonheur d'être liées par le coeur. C'est à ce moment là que j'ai réalisé que tu allais me manquer et
que j'allais maudir ton absence.