Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 14:43

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Elle écrit, consciente que la poésie de ses mots s'est évaporée avec le temps. Elle écrit, pour que quelqu'un se souvienne qu'un jour qu'elle a écrit, quelque part, sur des bouts de papiers glissés dans les pages d'un livre bon marché. Elle sème des graines, quelques indices, quelques pistes qui les meneront à la découverte d'un carnet rouge rempli de lignes noires. Elle se tait, à quoi bon parler dans un monde où les hommes n'ont plus d'espoir. Elle pose un pied devant l'autre, et lève les yeux aux ciels, n'a pas peur de trébucher dans cette ville remplie de gratte-ciels. Tout est ordonné, concis, précis, utile, rapide, le temps passe vite, si vite que les hommes l'effleurent seulement. Cette populasse de masse aux soucis futiles l'etouffe dans la course compétitive du néant, tandis qu'elle s'échappe légèrement. Peu à peu, le ciel s'éclaircit, les nuages s'estompent, et sous le mensonge et l'injustice renait l'honnêteté et l'amour. De courts instants de vie. Quelques secondes éphémères. La chûte est rude. Mais l'essentiel est là. Elle vit.

 

 

 

Vivez..

Par Mrs O.
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Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 14:03

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Ils avancent. Face à une route inconnu. Un destin indescriptible.

Ils avancent dans le brouhaha de la ville, dans les nuages trop bas de fumée noire aux aparences sanglantes.

 

La vie est là, devant. Paraissant indomptable, incalculable pour ces homo oeconomicus.

 

Lorsque nous croyons être heureux, c'est à l'instant même où nous effleurons le bonheur qu'il décide de nous fermer sa porte. D'un instant à l'autre, les rires se transforment en cris, les sourires en pleurs. La peur est là. Non pas la peur de chaque individu dit "civilisé" en ce monde. Non pas la peur de ne pas réussir à payer ses factures, assurer à ses enfants un avenir glorieux, ne pas arriver en retard chaque matin au travail. Cette peur là, superficielle, inventée par les hommes eux même pour empecher aux esprits de s'évaporer.

La peur réelle, celle de mourir d'un instant à l'autre, de voir la nature reprendre le dessus, sans nous laisser le choix, sans nous laisser vivre tout ce qu'il nous reste à découvrir. Tout ce qu'on a négligé, tous ces instants simples de joie bafoués pour des instants de soucis.

 

Les organes internes se tordent, la vie bat de l'aile. Les images défilent, les mots peut être. Des mots durs, doux, vrais, de simples espoirs. L'espoir d'une seconde chance, l'espoir d'avoir la vie devant soi et de la saisir à pleines mains.

 

 

Mais tant que la mort n'a pas pris le dessus, tant que nous ne nous trouvons pas au pied du mur, nous devons faire des choix, nous assurer un destin convenable. Ecrire des lettres de motivation, sans réellement dévoiler ce que nous pensons à propos de ce système, et ses failles. Nous vendre, tel des produits de consommation. La vie bat de l'aile.

 


 

Nos esprits sont enfermés, dans un monde qui tente de nous faire taire à tout prix.

Par Mrs O.
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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 20:44

 

 

On grandit.

 

L'inconscience laisse place à la conscience peu à peu que les années passent. Certains deviennent extrèmistes, d'autres pacifistes. Le monde change, évolue, s'enfonce sans doute. Et dans ce narcissisme sans pareille, le naturel lutte, mais les exceptions restent.

 

Par Mrs O.
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Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /Août /2010 13:23

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             " J'ai peur de la vie, peur du monde, peur des hommes, peur des femmes. J'ai peur du mensonge, peur qu'on me pousse et que je tombe. Il faudrait déjà que je guide mon avenir, que je planifie la vie mais je ne peux pas, je n'y arrive pas, je ne sais pas. Je ne sais pas si c'est bien, de savoir à l'avance quelle vie on va se forger, quel métier on va exercer. Je pleure. Je pleure pour les femmes qui brulent, qui saignent. Ma maman m'a raconté l'histoire d'une femme s'étant enfuie de chez son mari et s'étant fait coupé le nez et les oreilles. J'ai mal. J'ai mal pour elle. J'ai mal pour ces gens qui se disent honnêtes, ces hommes qui se croient forts et victorieux mais qui ne méritent que la potence. A quoi bon avoir son bac, faire des études et mener sa petite vie si c'est pour ignorer les horreurs du monde? Fermer les yeux? Les miens s'ouvrent chaque jour et ça fait mal. Je voudrai partir, changer le monde, changer les gens. J'aurai voulu croire en l'amour, j'aurai voulu le vivre et non pleurer pour quelque chose qui n'était qu'un aperçut d'une déception future. J'aurai voulu avoir ta main, je voudrai avoir ta main. Je voudrai sentir la chaleur de ta paume, la souffle doux dans mon cou et ton regard protecteur, ton amour de louve. Je voudrai qu'on bouleverse le monde."

 

 

Elle savait déjà qu'elle atteindrai la Terre de feu avant ses trente ans et que ses peurs ne la rendraient que plus forte.

Par Mrs O.
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 19:28

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Il y en a qui disent qu'écrire sur le bonheur c'est niais.

 

                                 Moi je qualifierais plutot ça de "délicieux". Un peu comme un milshake a la vanille, comme un donut qui nous laisse du sucre au coin des lèvres, comme une rose qui garde toute sa senteur, comme une plage de sable fin, comme le soleil qui caresse notre peau et la tapisse de reflets, comme des cheveux qui se font balayer par le vent, comme un soir d'été, comme en voyage au bout du monde, même si le monde n'a pas vraiment de bout, comme une escapade solitaire un soir de tempete, comme un saut en plein vide, comme un plongeon dans l'eau, comme un bain, comme la buée qui s'installe sur le miroir de la salle de bain, comme le sourire de certains, comme aimer son papa, comme vivre sous un bon toit, comme regarder sa maman, comme tendre la main, comme se reveiller en pleine nuit alors qu'il n'est pas l'heure de se lever et se rendormir, comme écouter de la musique, comme voyager, comme faire de bons petits plats et après ne plus avoir assez faim pour les engloutir, comme rire avec ses amis, comme avoir des rêves, comme être un peu niais parfois mais jamais trop, comme être inconsciente de certaines choses mais savoir l'essentiel, comme vivre à notre rythme sans bruler les étapes, comme se sentir aimé comme ça et aimer en retour, comme ton regard qui me dit "je t'aime", comme tout ce qui nous entoure. Comme la vie, comme la mort.

 

Comme le feu qui brule dans nos yeux, comme l'amour qui enflamme nos coeurs.

Par Mrs O.
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